
| Bouthillette | Maryse | Donner la main à Rose, à Joël ou à Christaline |
| Caron | Ghislaine | La maison familiale, septembre 2004 |
| Desmarais | André | Un sonnet de remerciement |
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Valse d'automne |
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Fresque d'hiver |
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P'pa Vizlenet Et L'Enfant |
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Le printemps, en deux temps |
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Qu'à regarder |
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Qu'une vieille bottine |
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Un jour, l'été |
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Laisse ta trace ! |
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PETITE FLEUR EN BOUTON |
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Des Petits Bouts de Papier
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| Faucher | Monik |
Belle et bête , textes de 1999 à 2005 |
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Courbée de peine |
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Décadence à l'enfance |
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Je veux que la mort me trouve |
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Le monde des coeurs |
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Octobre |
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Songes d'un coeur |
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TERRE...FEU...EAU |
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MOUVANCE RIVERAINE |
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TANGUE...EAU DU TEMPS |
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Coins et recoins de mon pays |
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Dans la peau d'un chêne
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| Richard | Réjean |
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| St-Martin | Simone | La toile de nos vies |
| St-Martin | Simone | Renouveau |
Nous avons tous plus ou moins consciemment recherché une façon de nous évader du quotidien pour exprimer certains talents ou aptitudes inexplorées.
Laissez –moi vous parler de la mienne : l’aéromodélisme. Voir évoluer dans le ciel un appareil que l’on a construit de ses mains après en avoir fignolé les détails et le voir réaliser des performances inespérées soulève une satisfaction que beaucoup de nos adeptes connaissent et recherchent constamment.
Les ensembles de débutants requièrent un investissement monétaire minimal. Les nouveaux modèles tout électriques s’adressent à un public de tous âges et ne nécessitent pas de compétences particulières initiales. Mais vous en développerez beaucoup tout au long de votre apprentissage de constructeur et de pilote.
Ce qui est extraordinaire : les initiés se lassent rarement de leur passe-temps. Après douze ans passés dans l’aéromodélisme, je connais une grande quantité de gens qui m’ont précédé et qui semblent toujours s’intéresser autant à leur activité.
Chose certaine, la construction, même rudimentaire, et le pilotage contribuent énormément à la valorisation de soi et à la socialisation à travers les échanges entre membres du Club.
Car, il faut bien l’admettre, rares sont ceux qui ont réussi à se débrouiller tout seuls dans leurs premières constructions et on peut compter sur les doigts d’une seule main ceux qui ont appris à piloter en solo sans aucune aide extérieure. D’ailleurs, ceux qui ont réussi cette prouesse l’ont réalisée au prix de nombreux et coûteux écrasements et de douloureuses frustrations personnelles. Un de nos membres éminents en aurait long à raconter à ce sujet.
Voici donc la raison d’être du Club d’Aéromodélisme Maskoutain.
Informer, faciliter l’aide à la construction de modèles réduits, échanger des expériences et des conseils, entretenir un espace extérieur l’été et un autre pour le vol intérieur l’hiver mais surtout fournir une instruction au pilotage en double-commande gratuitement aux membres débutants dans un environnement sécuritaire.
Cet organisme, de type sans but lucratif, existe à St-Hyacinthe depuis septembre 1993. Il fonctionne selon les principes du bénévolat, comptait 32 membres en règle en 2006 et présentera bientôt la cinquième édition de son exposition biannuelle de modèles réduits les 16-17 et 18 mars prochain au centre des Galeries St-Hyacinthe.
Vous y êtes invité, seul ou en famille, à venir nous rencontrer. Nos membres actuels dont l’âge peut varier de 15 à 77 ans, vous accueilleront et répondront avec plaisir à toutes vos questions.
Nouveau cette année : un avion prêt à voler sera attribué par tirage au sort à la clôture de l’événement, dimanche le 18 mars à 15,30h.
Nous tenons à remercier la direction des Galeries St-Hyacinthe, en particulier M. André Brochu, pour avoir accepté de nous recevoir en cette cinquième occasion sous la grande verrière centrale accessible directement par la porte numéro 6.
Réjean Richard, président du Club d’Aéromodélisme Maskoutain
Professeurs à la
retraite, nous travaillons bénévolement en Haiti, en éducation; (Maryse depuis 6
ans, Antonio depuis cette année.) Campés à Grand Goâve,
trois à quatre mois par année, nous offrons de la formation aux
enseignants. Mais la mission qui nous tient beaucoup à cœur, est le parrainage
d’enfants démunis, qui leur donne accès à l’éducation.
La
situation de la misère, des enfants dans le monde, vous touche. Vous connaissez
la situation d’extrême pauvreté prévalant en Haiti; le pays le plus pauvre en
Amérique. Il va sans dire qu’un nombre important de parents n’ont pas les moyens
d’envoyer leurs enfants à l’école : rien n’est gratuit pour eux…
Afin de pallier cette
inacceptable injustice, nous sollicitons votre appui pour soutenir un enfant par
le biais du parrainage. Son sourire radieux, ses yeux vifs sauront vous
remercier de votre générosité.
Une contribution
annuelle de 300$, offrira à un enfant l’accès à l’école, un déjeuner nutritif
quotidien et tous les frais inhérents à sa scolarisation : uniforme, manuels
scolaires, etc…
Évidemment, tout don
serait apprécié et servirait entièrement à la cause de l’éducation des petits.
Nous sommes affiliés à
Action-Haiti, un organisme de coopération internationale, œuvrant pour
l’éducation populaire depuis plus de 20 ans. Des reçus d’impôt seront remis pour
vos dons.
Entrez dans notre cercle d’entraide.
Communiquez avec nous.
Maryse Bouthillette :
téléphone: 450-467-3086
Antonio Di Lalla :
antonio.dilalla@sympatico.ca
Adresse postale :
Action-Haiti, ‘projets Maryse’
280 rue De l’Anse,
St-Marc-sur-le-Richelieu, Qc J0L 2E0
Mon paternel diffusait
Des petits bouts de papier,
S'amusant à
les noircir
De poèmes, de pensées,
Messages et taquineries
Pour son monde
Comme autant de sourires
Esquissés à la vie.
Sans gêne, il le faisait
Sur des petits bouts de papier,
Perlés de coquilles, d'erreurs.
À
leur lecture, prisée des gens
Fusaient rires, réparties.
Des sons réprobateurs.
Des signes d'amitié, pour lui,
Complice, espiègle et moqueur.
De simples mots
Sur des petits bouts de papier
Et autant de moments de détente
D'instants de bonheur
Pour contrer des jours
La grisaille et l'ennui
Combler un brin, des autres,
Les heures de solitude .
Des écrits accrocheurs
Sur des petits bouts de papier,
Cadeau d'un colporteur
De joie de vivre et d'espoir;
Don d'un col bleu de l'écriture
À
pied d'œuvre , à créer
Tout autour de lui,
Un monde meilleur.
Pendant toute notre carrière d’enseignant, nous avons peint la toile de notre vie à grands traits larges et généreux. Bien sûr, il nous a fallu traverser quelques difficultés et le temps nous a manqué parfois, mais avec courage et persévérance nous avons poursuivi la mise en place de cette œuvre créatrice. Imperceptiblement, inlassablement, nous avons tissé, un à un, les fils de ce tableau complexe et unique.
Maintenant, l’ensemble de la toile commence à nous apparaître, avec ce que nous avons en commun et les motifs particuliers à chacun. Il nous reste à peaufiner les détails, si importants, et qui constitueront, en quelque sorte notre vie.
Pour certains, il s’agira de la musique, de la peinture; pour d’autres de l’écriture, de la recherche ou du bénévolat.
Ce qui importe demeure pour chacun d’entre nous de laisser sa marque, de se réaliser, et ce, d’une façon unique, en puisant au fond de soi dans ses richesses intérieures.
Je souhaite que le tableau de vos vies soit plein de ces touches uniques, de cette façon de peindre qui n’appartient qu’à vous, de cette singularité qu’il nous reste à mettre en lumière.
Simone St-Martin (retraitée 2004)
Chaque année, lorsque s’annonce le printemps
Le même miracle revient.
Nous nous sentons plus légers, enthousiastes, de belle humeur
Comme une pétillance intérieure.
Dans le cours de notre vie, chaque nouvel amour
A été la source de joie profonde, de douceur, de velours
Nous nous sentions plus heureux, plus libres et exubérants
Comme un profond et mystérieux chamboulement.
Lorsque nous a été donnée la joie d’une naissance
Nous avons vécu un moment plein d’espérance.
Ressentant, face à cette fragile vie nouvelle
Comme une tendresse inconditionnelle.
Qu’ont en commun le printemps, l’amour et une vie nouvelle?
Ils sont à la fois chaleur et promesse
Chaleur d’une promesse
Promesse d’une chaleur
Chaleur du corps, chaleur du cœur
Promesse de changement, promesse de renouveau.
Nous avons tous besoin de cette chaleur, de cette promesse
De donner cette chaleur et de la recevoir
De nous laisser bercer par la promesse du renouveau et d’être promesse pour nous-mêmes et les autres.
Bon printemps!
Simone St-Martin
Me voilà au pays de ma tendre enfance. Pays qui a vu naître mon premier soupir, mes premiers rires, mes premiers pas chancelants aussi.
Pays où…poussait côte à côte…année après année un enfant, une frimousse de plus.
17 se sont ainsi succédés: des hommes, des femmes.
Beaux, grands, petits!
Doux, aimables, sévères!
Même père, même mère. Tous se sont épanouis là en cueillant à la source intarissable de l’amour.
Notre maison, appelée « Le Domaine » est l’âme de nombreuses rencontres où la vie elle-même manifeste sa continuité.
Lorsque maman a dû la quitter, il y a de cela 16 ans, elle l’a offerte à tous ses enfants. Elle caressait sûrement le désir que puisse se conserver vivants tous les liens que papa et elle-même avaient si minutieusement tissés au cours de leur laborieuse existence.
C’est un havre niché au village de St Prosper où enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants et amis peuvent se retirer et profiter de merveilleux moments.
Cette vaste maison, avec ses sept chambres, peut accueillir un nombre presque illimité de rêveurs.
Amoureux de la vie grouillante ou simplement désireux de trouver le calme rien n’est négligé pour garder vivants les souvenirs enfermés dans ces murs.
Et…maintenant que les deux piliers de cet héritage ont immigrés vers des contrées impénétrables, chacun des dix sept enfants contribue à la sauvegarde de ce Domaine.
C’est féerique. L’enchantement est total.
Nous sommes dans la Beauce. Ce coin de pays est éclairé, en ce temps de l’année, par les lueurs laissées dans l’harmonieux mélange de couleur des feuilles d’érable.
Il y a dans cet arrière-pays une protection rassurante car cette Beauce est cachée au creux d’une chaîne de montagnes qu’on appelle depuis toujours les Appalaches. Nous, on était loin des guerres, des gros méchants! Du moins, c’est ce que ma mère racontait quand une inquiétude voulait nous faire croire en la possibilité d’une guerre!
C’est là que s’est passée ma dernière fin de semaine. Je reviens d’un séjour dans cette merveilleuse patrie de mon enfance.
Revivre, avec ma grande famille de 8 frères et 8 sœurs est toujours énergisant…comme ce n'est pas possible. Nous avons pu accueillir les sourires, les échanges et partager de légers repas en compagnie de plusieurs d’entre eux.
De plus, il y a bien eu le retour sur la douleur laissée par la mort récente de notre maman chérie qui nous a quittés le 7 août dernier à l’âge de 96 ans. Elle laisse en chacun une tristesse que plusieurs ne sont pas encore capables de se remémorer et d’échanger sans ces soubresauts dans la voix qui vont mourir dans la gorge.
Et, je pourrais continuer à pénétrer encore et encore dans mon monde et ainsi parcourir des lieux qu’on appellera toujours SOUVENIRS…
Ghislaine Caron, septembre 2004